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Prime de partage de la valeur

La prime de partage de la valeur (PPV) est une prime facultative versée par l'employeur pour associer les salariés aux résultats ou à la performance. Elle remplace l'ancienne « prime Macron » et bénéficie d'un régime social et fiscal spécifique. Son attribution répond à des règles précises.

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Illustration d'une prime de partage de la valeur

Définition

La prime de partage de la valeur est une somme versée par l'employeur pour améliorer le pouvoir d'achat des salariés. Elle est facultative, mais encadrée par la loi. Elle peut être versée une ou plusieurs fois par an.

Idée clé : la PPV est une prime volontaire, avec un régime fiscal et social spécifique.

Objectif et contexte

La PPV vise à renforcer le partage de la valeur créée dans l'entreprise. Elle succède à la prime exceptionnelle de pouvoir d'achat. L'objectif est d'inciter les employeurs à verser une prime tout en bénéficiant d'avantages fiscaux.

Entreprises concernées

Toutes les entreprises peuvent mettre en place une PPV, quelle que soit leur taille. Les conditions d'exonération peuvent toutefois varier selon l'effectif et l'existence d'un accord d'intéressement. Il faut donc vérifier le cadre applicable.

Bénéficiaires

La prime peut être versée aux salariés, y compris aux apprentis, sous certaines conditions. L'employeur peut définir des critères objectifs, comme la rémunération, la classification ou le temps de travail. La non-discrimination est un principe clé.

Montant et plafonds

Le montant est libre dans la limite des plafonds d'exonération fixés par la loi. L'employeur peut moduler la prime selon des critères objectifs. Les plafonds peuvent évoluer, il faut suivre les règles en vigueur.

Modalités de versement

La PPV peut être versée en une fois ou en plusieurs fractions dans l'année. Le calendrier est défini par l'accord ou la décision unilatérale. La prime doit apparaître clairement sur le bulletin de paie.

Exonérations sociales et fiscales

Sous certaines conditions, la prime est exonérée de cotisations sociales et d'impôt sur le revenu. Les seuils d'exonération dépendent notamment du niveau de rémunération et de la taille de l'entreprise. Une vérification est nécessaire pour connaître le régime applicable.

Règle de non-substitution

La PPV ne peut pas remplacer un élément de salaire déjà prévu, comme une augmentation ou une prime contractuelle. Elle doit s'ajouter aux rémunérations existantes. Le non-respect de cette règle peut remettre en cause les exonérations.

Mise en place

La prime peut être instaurée par accord d'entreprise ou par décision unilatérale de l'employeur. Dans les deux cas, un document formel est nécessaire. Les représentants du personnel sont informés des modalités.

Impact sur la fiscalité et les prestations

La prime peut influer sur certaines aides sociales si elle est soumise à l'impôt ou aux cotisations. Elle peut aussi modifier le revenu fiscal de référence. Comprendre cet impact aide à anticiper les effets sur les droits sociaux.

Ce qu'il faut surveiller

Les plafonds d'exonération, la présence d'un accord d'intéressement et la conformité des critères de modulation. Une erreur peut entraîner un redressement. Relire la décision ou l'accord est essentiel.

À retenir

La prime de partage de la valeur est une prime facultative avec un régime fiscal avantageux sous conditions. Son montant et ses critères de distribution doivent être objectifs et formalisés. La règle de non-substitution est un point clé à respecter.